lundi 31 mars 2008

Un verre, pas deux


Reel & Macadam

Il y a quelques semaines j’ai rencontré le directeur-fondateur de la troupe Reel & Macadam, Jocelyn Parent nommé récemment directeur des Sortilèges, seule troupe de danse traditionnelle professionnelle au Québec. Sa troupe R&M s’affaire actuellement à produire un spectacle qui sera présenté au Théâtre du Centaure dans le Vieux Montréal les 23 et 24 mai prochains. Le spectacle s’inspire de la vie et des souvenirs du calleur Gérard Morin de Granby. Leur "aventure" a commencé l’an dernier alors que la troupe avait présenté un numéro d’une dizaine de minutes avec M. Morin dans le cadre de l’événement Racine aux pieds carrés où chaque année plusieurs ensembles traditionnels font chacun une courte prestation sur scène. Fort de cette première collaboration quelques mois plus tard la troupe invite à nouveau Gérard Morin à participer à un spectacle au Festival Gigue en Fête. Le numéro est cette fois plus étoffé et s’étend sur une trentaine de minutes. Là encore, l’expérience est concluante, tellement que R&M décide de faire un gros show où Gérard sera la vedette. Notez qu’il est rare que les troupes soient dirigés sur scène par un calleur car les danseuses et danseurs connaissent les figures par cœur. Le calleur est sur les planches pour servir des fins artistiques. Cette production de Reel & Macadam veut d'ailleurs mettre en valeur le rôle fondamental du calleur lors de veillées de danse.

Jocelyn m’a répété que travailler avec Gérard Morin est à la fois très plaisant et très enrichissant. En effet, il paraît qu’il est sympatique-sympatique-sympatique, que sa femme l’est tout autant et qu’il est dépositaire d’un impressionnant répertoire de danses traditionnelles. Jocelyn a bien sûr pigé dans ce répertoire pour établir le programme du spectacle parmi lesquelles il a choisi des sets, de la gigue, des quadrilles (ce qui est moins dansé de nos jours) et même une valse quadrille (que l’on ne danse qu’en de très rares occasions). Durant le spectacle des souvenirs d’enfance de Gérard seront évoqués. Je ne sais si ce souvenir sera mis en scène mais Jocelyn m’a raconté que chez les Morin en 1950, le père de Gérard lorsqu’il y avait une danse ne sortait qu’une bouteille et qu’un seul verre dans lequel chacun ne buvait qu’une petite gorgée. La tempérance était observée de sorte que la réputation des Morin était sauve.

J’ai demandé à Jocelyn si la danse traditionnelle, comme la musique traditionnelle, traversait une période de grâce. « Je ne saurais te dire si les troupes de danse traditionnelles se porte mieux qu’il y a 10 ans. Chose sûr il y a plus d’occasion pour les gens d’aller danser. Je pense notamment aux soirées du plateau où des centaines de personnes se réunissent 2 fois par mois ».

4@5 du lundi 30 mars 2008

Tonus : Mon oncle Henri-Pierre / La Famille Cantin
Mademoiselle / Entourloupe
Mon âne / Bardefou
Le garçon marinier / Cabestan
La suite du laptop / De Temps Antan
Madeleine / Mauvais Sort
Les filles de Montréal / La Tuque bleue
Les jours de la semaine / Les Charbonniers de l’enfer
C’était une pauvre vielle / Hommage aux Aînés
Choix du public : Trois jolies filles / Les Cousins Branchaud
Rosette / Le Vent du Nord
Les petits St-Pierre / Mythes & Légendes

samedi 29 mars 2008

Le Vent du Nord souffle sur la Californie

Benoît Pelletier, un Franco-Américain du New-Hampshire friand de musique traditionnelle, m’a envoyé un article nous présentant Le Vent du Nord publié le 26 mars dernier dans le Los Angeles Times. Le texte nous apprend que le groupe se produit ce soir dans un théâtre de Los Angeles. Tous ensemble, crions MERDE ! On remarque qu’il y a de plus en plus d’albums traditionnels qui sont produits au Québec depuis quelques années. On remarque aussi qu’il y a de plus en plus de groupes trad qui se produisent à l’extérieur du pays. Voici quelques groupes qui ont joué sur des scènes étrangères depuis l’an dernier : La Bottine, La Volée d’Castors, Mauvais Sort, Les Mon’Oncles, Genticorum, Dent-de-Lion, Les Charbonniers de l’enfer, et d’autres que j’oublie. Je reproduis ici l'article que je ne me suis pas donné la peine de traduire. Vous m'en excuserez.



Le Vent du Nord give roots a new voice

Le Vent du Nord
OLD AND NEW: Nicolas Boulerice, Simon Beaudry, Olivier Demers, Réjean Brunet.

There's no need to hide; French-Canadian folk tradition is becoming à la mode.
By Elijah Wald, Special to the Times
March 26, 2008
AT first, Le Vent du Nord sounds very much like a traditional Celtic group, but then the voices come in and we are in another world. For one thing, the singing is mostly in four-part harmony, and for another it is in French.

A quartet of musicians from Quebec, Le Vent du Nord, which appears Saturday at the Théâtre Raymond Kabbaz, is probably the best-known group in a burgeoning French Canadian folk revival.

"When I was young, it was considered a shame to play this music," says Nicolas Boulerice, speaking in accented English on the phone from Montreal. "It was like, 'Woof, you play traditional music? It's weird . . . . ' But now it is becoming à la mode."


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· Le Vent du Nord performance details
Boulerice says that all the group members are in their early 30s and that he and the guitarist, Simon Beaudry, grew up surrounded by such music.

"We were both born in traditional-music families. People were singing and dancing that traditional stuff, so we didn't learn it, we were just born in it," Boulerice says. "But we also make research for new repertoire, and Olivier [Demers], the fiddler, he composes a lot of tunes, so we have a mix of new and old."

That mix is at the core of Le Vent du Nord's approach. The group's basic instrumentation is fiddle, hurdy-gurdy, accordion and guitar, with occasional piano and bass. The overall sound can have the gentle lilt of concert ensembles such as the Chieftains, but also the flavor of crossover groups like Steeleye Span and the pioneering French group Malicorne.

"The new generation has re-appropriated this music," Boulerice says. "Taking it not as a historic thing but like something that is still in movement. Now you can have a thrash-trad band, a reggae-trad band, a pop-trad band. We can open our minds and bring what is in our own tradition but also what we like in other styles. So in the way we play the chords, you can hear we studied a little jazz, and in concert especially, we like to kick a little bit like a rock 'n' roll band."

That said, the band members, who came together in 2002, have immersed themselves in the oldest French-Canadian traditions.

Boulerice's main instrument, the hurdy-gurdy, is a medieval invention that relatively few modern-day listeners have even heard. Its French name, vielle à roue, translates roughly as "wheeled fiddle," and it consists of a wooden wheel the player turns with a crank in his right hand, which acts like a never-ending bow, while with his left hand, he pushes keys that act like a fiddler's left-hand fingers.

"This was part of the old French roots," Boulerice says. "When they first arrived 400 years ago, they had bagpipes and hurdy-gurdies. But it was probably hard to keep in tune, because Quebec is very cold and the instrument is quite fragile. And also it was probably not the easiest thing to bring on the ocean."

Boulerice began playing hurdy-gurdy 12 years ago. He was already working as a pianist, but fell in love with the instrument's unique sound.

"It impressed me because it has one foot in the past and another one in the future," he says. "It is very old, born in the 12th century, and at the same time it's very modern because nobody knows it. And it's like the synthesizer of the Middle Ages: Sometimes it sounds like an electronic instrument, but it also has this drone like a bagpipe. So I was attracted by this ambiguity."

Le Vent du Nord recently released its third CD, "Dans les Airs," and has been touring widely in North America and in Europe. Boulerice says it is interesting playing their music for audiences in other areas, especially when it comes to the language.

"It's different, because they don't laugh in the same places" he says. "And sometimes it's very funny, because we can translate as we wish. We can translate a whole lyric, but also we do a lot of love songs and we joke about that -- how it's always love songs, because we are French."

He adds that language is less of a barrier than some people might expect.

"I think it's like when I was young and I was listening to a lot of Anglo-Saxon music and American music," he says. "I didn't know anything about what the Beatles were talking about, but I loved it.

"And this traditional style, it also has enough musicality that you don't really need to understand the lyrics to enjoy it."

4@5 du vendredi 28 mars

Tonus : Frotte-moi donc / Baqqhus
Le Père Mathieu / Bernard Simard
Quand on est gêné / Les Frères Beaudry
Les choux pis des melons / Entourloupe
Le sandwich / Tu m’en diras tant
Dans les prisons de Nantes / La Grande Virée
M’entendez-vous / Légende
J’entends le moulin / Norouet
Attendez-belle / Louis Racine
La dévotion / Les Cousins Branchaud
Choix du public : Le cabaretier / Bernard Simard
Dernière chanson, qui la chantait ?

jeudi 27 mars 2008

André Brunet, pas farouche aux concours

Hier, je vous disais avoir téléphoné à André Brunet pour en savoir un peu plus sur le Camp de violon traditionnel québécois qu’ils organisent cet été avec son ami Eric Beaudry. J’ai profité de cet appel pour lui parlé de sa participation comme juge à la compétition de violon au Festival du Folklore Québécois de Vaudreuil organisé par l’AQLF. Cela faisait une dizaine d’années qu’il n’y avait guère de compétitions de violon et d’accordéon au Québec. Selon ce que m’a dit André, l’expérience sera répétée l’an prochain. Les joueurs de violon et d’accordéon ont été nombreux à s’inscrire. J’ai demandé à André ce qu’il en pensait de ces compétions entre musiciens.

J’en ai moi-même fait pendant une dizaine d’années plus jeune. Je participais à 3 ou 4 compétitions par année que je gagnais parfois. Ce sont de beaux souvenirs. Je sais qu’il se trouve bien des gens qui ne sont pas emballés par ces compétitions entre musiciens (elles seraient contraire à l’esprit fraternelle, participatif et inclusif de la musique traditionnelle). Moi j’y vois plutôt une occasion de se rencontrer, d’échanger, de se comparer, de se dépasser. J’avais invité des amis violoneux à cette compétition. Ils ont refusé, me disant qu’il n’aimaient pas ce genre d’événement en raison du stress attaché à leur performance sur scène. C’est vrai qu’il y a du stress mais je vois la préparation de ses compétitions comme une occasion de pratiquer sérieusement, de parfaire son jeu, de s’améliorer, de découvrir de nouvelles pièces. Y a du bon à tout ça. Je répète que c’est surtout un moment tout choisi pour socialiser avec les autres violoneux. Ailleurs au Canada et dans les états américains du nord ces compétitions demeurent encore populaires.

Et le travail de juge ça te plait ? Oui, mais ce rôle est parfois ingrat et souvent mal compris. Il arrive fréquemment que le public s’enthousiasme pour un participant en particulier. C’est généralement celui qui est le plus souriant, le plus démonstratif, le plus spectaculaire. J’en sais quelque chose, c’est ma façon de jouer. Y a pas longtemps j’ai participé au Canadian Grand Masters Fiddling (la plus prestigieuse compétition de violoneux au Canada) où je me suis classé 6ème. La réaction du public était super mais je savais pertinemment que le jury ne se laisserait pas distraire par ça et que ça n’améliorerait pas mon pointage. Le jury est là pour évaluer le jeu des participants selon des critères bien précis. Malheureusement il y a des violoneux qui ne font pas toujours cette distinction et quitte la compétition avec le sentiment d’avoir été floué.
Voici les résultats des compétitions de violon et d’accordéon qui ont eu lieu au plus récent Festival de Folklore de Vaudreuil les 12, 13 et 14 octobre.

Violon - 18 ans et moins
1-Philippe Provencher
2-Nicolas Huot
3-Kyle Kelly

Violon -19 à 45 ans
1-Germain Leduc
2-Danny Perreault
3-Kyle Felhaver

Violon - 46 à 60 ans
1-David Felhaver
2-Daniel Champagne
3-Philippe Déziel

Violon – plus de 60 ans
1-Maurice Billette
2-Jean-Paul Laplante
3-Alain Gosselin

Violon – Champion
1-Paul Lemelin
2-Yvon Cuillerier
3-Eric Provencher

Accordéon – une rangée

1-Timi Turmel
2-Jonathan Landry
3-Raymond-Marie Maltais

Accordéon - 2 ou 3 rangées
1-Normand Breton
2-Rogastien Venne
3-Maurice Alain

Pas gros de gagnantes !

4@5 du jeudi 27 mars 2008

Tonus: Turlututu/Grav'Ô portes
Les cousinages/Genticorum
Complainte du jeudi: La légende de Saint-Nicolas/Les chauffeurs à pieds
Les gros jarrets/De temps Antan
Ah dite-moé donc!/Ni sarpe ni branche
Les filles du Canada/Hommage aux ainés
L'alouette chanta le jour/La tuque bleue
Pot-pourri James Morrisson/La souvenance traditionnelle
Marcoux Labonté/Gwazigan
Les coucous/La guignolée
Choix du public: Séraphine/Le rêve du diable
La fille et les dragons/Le vent du nord

Camp de violon traditionnel québécois

Je viens de causer au téléphone avec le violoneux André Brunet, toujours aussi affable et chaleureux. Il organise avec Eric Beaudry un camp de violon traditionnel québécois qui se tient à Rawdon au Camp Mariste durant la semaine qui précède le Festival Mémoire & Racines du 20 au 25 juillet. C’est une première au Québec. Bien sûr il y a des camps de violon mais pas qui soient spécialisés en violon traditionnel québécois. L’idée d’en fonder un a pris forme à la suite de leur participation à un camp de violon en Californie.

Cette formation s’adresse à tous, pour peu que les intéressés aient au moins 2 ans d’expérience et qu’ils soient âgés entre 6 et 106 ans. Si l’enseignement au camp vise surtout les musiciens qui veulent apprendre et parfaire leur jeu au violon, une partie du programme s’adresse à ceux qui jouent des instruments d’accompagnements : la guitare et le piano.

Sur un communiqué que j’ai reçu il est écrit que « Le camp, tel que proposé, est un lieu d’échanges culturels, de rencontres intergénérationnelles, une occasion de jouer du violon et d’éprouver sa technique. En somme, c’est une opportunité d’apprendre et de partager un répertoire permettant de garder vivante la belle culture traditionnelle québécoise ».
André m’expliquait que le camp sera à la fois formateur et reposant. La journée est bien structurée. Tout commence à la pointe du jour par un bon jogging dans les sentiers,… Je badine. Le programme d’une journée prévoit plutôt 2 ateliers le matin et 2 autres l’après-midi. Les gens auront largement le temps de s’exercer seul ou en groupe après ou entre les ateliers. Des activités pour socialiser auront lieu en soirée, notamment une danse traditionnelle.

Les cours sont donnés par des musiciens de talent, d’expérience et dont la réputation est sans taches. Le violon est enseigné par André Brunet et Stéphanie Lépine. La guitare, par Eric Beaudry et le piano par Martine Billette.

Vous avez jusqu’au premier juin pour vous inscrire. Il en coûte 500$ par musicien, cela comprend tous les repas et l’hébergement. Pour les adultes accompagnateur c’est 250 $.

Information : André Brunet, camp@violontradquebec.com 450-588-0918
http://violontradquebec.com/fra/accueil.html

mercredi 26 mars 2008

4@5 du mercredi 26 mars 2008

Tonus: Compère/La part du quêteux
Enfilant ma quenouille/Tu m'en diras tant
Avoine,avoine/Rosine
Marie cantitum/La veillée est jeune
La veillée/La famille Cantin
Ross's reel/La famille Billette
Le coup de ma bouteille/La ratoureuse
Le vieux d'la vieille/Cabestan
Prenez plaisir à m'aimer/Les charbonniers de l'enfer
Dans la prison de l'ombre/Les frères Pellerin
Choix du public: Les habitants/Baqqhus
Le mal de dent/Les langues fourchues

mardi 25 mars 2008

Racines aux pieds carrés

François Tétreault connu des bonnes radios communautaires comme l’un des 3 meilleurs chanteurs au sein de son groupe Chant de l’Aïeul et connu aussi du milieu de la danse traditionnelle comme étant l’un des gigueux les mieux chaussés de tout l’est du Canada m’a récemment envoyé un courriel pour me rappeler la tenue de l’événement Racines aux pieds carrés.

Salut à tous,
Ce message s'adresse à tous les amoureux de la danse traditionnelle québécoise et aux ami(e)s intéressés à m'encourager !

Le 29 mars 2008 aura lieu un événement à ne pas manquer: Racines aux pieds carrés. Neuf troupes de danse, 175 danseurs, de la gigue à n'en plus finir !!! Cet événement aura lieu à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau au 300 Maisonneuve Est, Montréal, Métro Berri-UQÀM, sortie St-Denis, à 19h30. Vous pourrez y encourager non seulement le grandiose François Tétreault (ou Franois, François T, François de La Joie de la Terre, le père T; appelez-le comme vous voulez), mais également l'excellence en matière de danse traditionnelle québécoise. Le billet en coûte 20$ taxes incluses (c'est pas ben ben cher) et vous pouvez vous le procurer par moi-même, François, eh oui !
C'est donc un rendez-vous; j'attends votre confirmation.

Merci d'en parler à tous vos amis (si vous n'avez pas d'ami, ben faites-vous en),

François Tétreault

9 ensembles participent à ce spectacle.

L’ensemble folklorique Mackinaw de Drummondville
Les Bons Diables de Laval
Les Chamaniers de St-Hyacinthe
Danse Tradition de Beauport
Les Éclusiers de Lachine
La Foulée de Joliette
La Grande Visite de Montréal
Les Petits Pas Jacadiens de St-Jacques-de-Montcalm
Les Pieds Légers de Laval

Jocelyn Parent directeur de l’ensemble Reel & Macadam que je rencontrais la semaine dernière me disait qu’il est plus difficile de recruter des gars que des filles au sein de tous les ensembles au Québec et probablement partout en Amérique. Il se souvient avoir entendu Pierre Chartrand raconter qu’il était entrer dans la troupe des Sortilèges il y a plusieurs décennies. Sa sœur voulait s’y inscrire mais la troupe n’autorisait l’inscription des filles que si elles emmenaient un gars. Bon gars, Pierre a accepté de l’accompagner. Après quelques mois, le temps que sa sœur s’intègre au groupe, il prévoyait lâcher. Quelques années plus tard, sa sœur cessait de danser alors que Pierre, 30 ans plus tard, fait toujours de la danse. Il est considéré comme une autorité en cette matière. Il est d’ailleurs le fondateur du Mnémo à Drummondville.

4@5 du mardi 25 mars 2008

Tonus : Le vilain tour/Hommage aux aînés
Le p'tit soldat/Les frères Beaudry
Doublé cré mardi : Grand Pierre/La volute
D'où reviens-tu grand Pierre/Daniel Perron
Turlutte d'Antonio Bazinet/Mythes et Légendes
La vie d'un garçon/La Bottine Souriante
La renverse/Baqqhus
La voisine/La volée d'castors
La chanson à l'anglaise/La veillée est jeune
Ti get up Charley/Bébert orchestra
Choix du public : La fille d'Alban/Les campagnards
Le matou/Vishten

Métier : luthier

Vendredi soir dernier je suis arrêté à l’atelier de lutherie Wilder & Davis sur Rachel à Montréal. J’y suis arrêté pour saluer Les Langues Fourchues qui y pratiquent régulièrement. Il était 22h00, le groupe venait de terminer, ne restait plus qu’une Boréale dans la caisse. Faut croire qu’elle m’attendait (je l'ai refusé prétextant avoir trop mangé). On a placoté un peu et avant que je ne parte Pascal Béland, guitariste de l’ensemble m’a proposé de faire un tour de l’atelier. Why not ! On a fait le tour des pièces et il prend gentiment le temps de m’expliquer à quoi chacune était destinée. Plusieurs violons reposaient sur des établis. Il m’a parlé des opérations qu’il pratiquait sur l’un et sur l’autre. Looooooong travail. Il m’a expliqué entre autres choses qu’il avait consacré au delà de 150 heures sur un violoncelle qu’il restaure ces jours-ci. C’est fini, lui ai-je demandé ? J’ai encore une centaine d’heures à mettre dessus. L’instrument est estimé à 100 000 $. Il m’a dit qu’il avait déjà passé 800 heures pour la construction d’un seul violon. Looooooooong, très long.

Ce n’est pas la première fois qu’il me parle de son boulot. Et chaque fois c’est avec un enthousiasme qui fait presque envie. Pascal me disait qu’un très bon luthier, Martin Héroux, faisait la première page du plus récent numéro de Québec Folklore, magazine pour lequel j’écris. Caroline Tardif, flûtiste avec La Grande Virée, a entrepris une série d’articles sur les facteurs d’instruments «trad» dans l’édition précédente et cette fois-ci elle nous présente un luthier. Pascal me disait que la réputation de Martin débordait largement les limites de Ste-Émilie-de-l’Énergie dans Lanaudière là où se trouve son atelier. Son travail est reconnu en Europe et en Amérique où il a remporté quelques prix et distinctions. Sa formation de luthier l’a amené aussi loin que la Belgique pour parfaire son apprentissage.

Un petit paragraphe de l’article nous apprend qu’il était prédestiné à devenir luthier. « L’histoire de Martin commence alors qu’il étudiait la percussion au CÉGEP de Joliette. Sachant qu’il travaillait le bois, sous l’inspiration d’un papa ébéniste, son professeur lui demande un jour de réparer une paire de cuillères. Insatisfait de seulement les réparer, Martin lui en confectionne une autre paire. C’est à ce moment que, voyant l’intérêt de son élève davantage tourné vers la pratique d’instrument, son professeur lui conseille de s’inscrire à l’École de lutherie du Noroît à Québec ».

Vous souhaitez recevoir la revue Québec-Folklore ? www.quebecfolklore.qc.ca

4@5 du lundi 24 mars 2008

Tonus : Le curé Benjamin / Mauvais Sort
Le petit moine-le reel des Acadiens / Barachois
Le trompeur de filles / Belzébuth
Jeanneton / Les Cousins Branchaud
Le reel de Gilbert Jalbert- Bergerville / Grav’Ô Portes
La main sur le cou / Les Frères Pellerin
Les pieds faites sul camp / Les Campagnards
Le meunier et le diable / Boulerice-Demers
Le cordonnier / La Grande Débâcle
Quand j’étais chez mon père / Chant de l’aïeul
Le tricot de laine / La Famille Cantin
Choix du public : M’en revenant de St-Paulin / Les Tireux d’Roches
La gêne (c’est peut-être pas le titre) / ? ché pa !
Les coucous / Les Cailloux

samedi 22 mars 2008

La dernière de Jocelyn


Tradosphère : Jocelyn Thouin, Marc Bolduc et Christiane Campagna

La plus récente émission Tradosphère était la dernière qu’animait Jocelyn Thouin, créateur de l’émission. Il retourne demeurer à Joliette pour être plus près de la scène traditionnelle. Je rigole. Le plus curieux, comme lui même l’a raconté durant l’émission, c’est que lorsqu’il a entrepris d’animer Tradosphère (j’adore ce titre) il y a 4 ans, certes il avait un intérêt pour le trad mais n’avait qu’une connaissance sommaire de la musique et de la chanson traditionnelles. Puis au fil des mois, en écoutant de la musique, en assistant à des événements trad, en participant à des festivals il est devenu un animateur qui sache en parler à ses auditeurs de façon intéressante (comme lui, quand j’ai commencé à animer des émissions de trad à CFNJ en 1999 j’aurais pu confondre Don Messer avec un joueur de baseball). Le coup le plus fumant qu’a réalisé Jocelyn c’est d’avoir, plus tard, proposé à Marc Bolduc de coanimer l’émission avec lui. En Marc il s’adjoignait les services d’un gars qu’ Yves Bernard de l’émission l’Entremuse qualifie très justement d’encyclopédie de la musique traditionnelle québécoise.

Je parle régulièrement de cette émission sur ce blogue et je continuerai. On y apprend et y découvre beaucoup de choses avec légèreté et humour. Le show ne s’adresse pas qu’à des intellos. Je vous assure que ce n’est pas assommant, c’est intelligent et plein de vie. Les bénévoles de la station ont d’ailleurs couronné Tradosphère comme étant la meilleure émission de musique spécialisée de la programmation à CIBL. C’est là une belle reconnaissance et notre ami Jocelyn n’est pas étranger au succès que connaît ce show radio. Souhaitons que bientôt il anime dans sa région. Je me souviendrez de lui comme d’un animateur sympatique, drôle et déstabilisant. Combien de fois Marc a dû se dire lors d’une intervention «Mais où cé qui s’en va avec ses skis ».
Ils ont rendu hommage à Gabriel Labbé
L’émission de mardi soulignait le décès de M. Gabriel Labbé mort la semaine dernière d’une insuffisance pulmonaire à 69 ans. C’était un harmoniciste dont le jeu a été enregistré sur quelques albums. Bien que l’on reconnaisse qu’il jouait bien de l’harmonica si l’on parlait de lui c’est surtout en raison de son impressionnant collectage. Il aurait amassé sur une période de trente ans plus de 3000 disques 78 tours. Ce collectage l’a ensuite amené à écrire des livres dans lesquels il présentait le portrait de musiciens traditionnels québécois du 20ème siècle. Par la publication de ses 2 livres Gabriel Labbé s’est révélé être une autorité en cette matière. Ces livres l’ont conduit à collaborer à la production d’albums de musique traditionnelle québécois : une compilation produite par l’étiquette américaine Folways et une deuxième produite par Radio-Canada.

Yves Bernard qui participait à cette émission racontait que pour retracer l’histoire de ces musiciens méconnus M. Labbé a épluché les bottins téléphoniques de toute la province pour retrouver des parents encore vivants. Contrairement à Marius Barbeau collecteur lui aussi au début du siècle dernier, M. Labbé n’avait pas de formation universitaire en ethnologie. Il était infirmier à Montréal. Pour se constituer une collection de 78 tours, qu’il souhaitait aussi complète que possible, M. Labbé faisait des recoupements entre ses disques et de vieux catalogues Victor ou autres étiquettes. Il lui arrivait d’acheter des 78 tours d’un autre genre musical qu’il savait susceptibles d’intéresser d’autres collectionneurs. Ainsi il pouvait leur échanger en retour de disques traditionnels. Avant longtemps, il faut que j’obtienne copie du DVD qu’a réalisé Louise de Grosbois sur « l’œuvre » de cet harmoniciste-collecteur-auteur.

Vous trouverez de l’information sur Gabriel Labbé en consultant le site www.tradosphere.com puis en cliquant sur sa photo.

4@5 du vendredi 21 mars 2008

Tonus : Pour boire / Les Tireux d’Roches
Réveillez-vous belle endormie / Bardefou
Medley Joseph Allard / La Famille Billette
La javelle / Les Charbonniers de l’enfer
La grand houlette / Manigance
La jambe alerte / La Part du Quêteux
Blanche ma bergère / Denis Côté et M. Pointu
Le Beauceron / Les Cousins Branchaud
Choix du public : Baqqhus sur son tonneau / Baqqhus
Le champs de pois / Les Frères Brunet

jeudi 20 mars 2008

Le rôle des "jams sessions"

Dans le plus récent bulletin du Mnémo on peut lire un passionnant article portant notamment sur les différences entre le violoneux et le violoniste qu’a écrit Eric Favreau avec la collaboration de Pierre Chartrand (l’article prend la forme d’un entretien). Avant que je ne vous parle de l’article j’aurais aimé vous expliquer la mission du Mnémo. Parce que le net n’est pas bavard à ce propos j’ai fait quelques téléphones à des gens du milieu pour que l’on me définisse l’organisme en quelques mots. Quelqu’un m’a dit que c’est un bottin, un autre m’a dit que c’est un centre de danse qui remet des bourses, un autre parlait d’un centre d’archives folkloriques. Comme moi ils avaient tous une idée approximative de ce que c’est. Anyway, sitôt que je croise Pierre Chartrand fondateur de centre je lui poserai la question. Je reviens à l’article dans lequel il est question du violoneux qu’Eric compare aux violonistes pour mieux les situer. Je reproduis ici un extrait qui explique bien le rôle des jams sessions et de leur pertinence.

« Je connais un certain nombre de musiciens de formation classique qui s’intéresse à la musique traditionnelle. Depuis une quinzaine d’année on peut observer une augmentation des musiciens ayant une formation classique qui s’intéressent à la musique « trad ». La plupart seront séduits par la liberté que l’on retrouve dans l’expression de la musique traditionnelle. De plus, l’aspect communicatif et l’échange immédiat entre individus offert par la musique « trad » en séduira plus d’un. Généralement, ces musiciens issus de formation académique seront des adeptes des « jams sessions ». Ces lieux de socialisation seront extrêmement important pour la continuité du genre, pour la réaffirmation du cheminement entrepris et bien sûr, pour l’apprentissage du répertoire et des styles, permettant par le fait même de consolider le ou les groupes d’appartenances qui en découlent.»

Plus loin dans l’article il est question de l’influence qu’a eu Don Messer auprès des violoneux de son époque. À ce propos, je me souviens que Maurice Billette, violoneux sexagénère de Ste-Barbe m’a dit l’été dernier que son jeu avait été largement influencé par ce populaire violoneux. Cela ne m’a donc pas étonné de lire que Messer a en quelque sorte homogénéisé la façon de jouer du violon au Canada.

« Un des courants les plus marquants qui toucha beaucoup de musiciens tant au Québec que dans les Maritimes, l’Ontario, le Manitoba et la Saskatchewan, fut celui des années 1950 que l’on nomme aujourd’hui le style Down East. Ce style fut propagé au départ par le violoneux-violoniste d’Halifax Don Messer qui connu un succès commercial immense, grâce entre autres à ses nombreux enregistrements, ses tournées partout au Canada et ses émissions de télévision et de radio. D’ailleurs, il fût sans doute le premier à bénéficier d’une émission à caractère folklorique à Radio-Canada, d’un océan à l’autre. Nombreux furent les adeptes de Messer partout au Canada. Son style très « propre », sans imagination et « sweet », sera qualifié plus tard de national car il ne réfère à aucune identité culturelle. Au fur et à mesure que des violoneux d’ici étaient séduits par la musique de Messer, d’anciens styles plus distinctifs à la culture québécoise disparaissaient, détournant les musiciens de leur propre culture. »

Ce ne sont là que 2 courts extraits de l’article. Le reste est tout aussi intéressant. Pour recevoir copie des bulletins du Mnémo il faut devenir membre. On le devient en s’inscrivant au www.mnemo.qc.ca

4@5 du jeudi 20 mars 2008

Tonus : Belle rose du printemps / Le Grand Remous
L’herbe verdit tous les printemps / Les Langues Fourchues
Complainte du jeudi : Joli cœur de rose / Jeter le pont
Du bois, tu reviendras / La Souvenance Traditionnelle
La jolie Rochelle / La Famille Cantin
Le reel du printemps-Rabaska / Gaston Nolet
Le lac en cœur / Les Campagnards
Donnez-moi la main / Matapat
Anatole et Manda / Grav’Ô Portes
Choix du public : Nicolas ne l’a pas présenté. / La Famille Souci
Les cordonniers / La Veillée est jeune

Reel et Macadam


Jocelyn Parent, directeur de Reel & Macadam .

J’avais ce soir une rencontre avec le danseur traditionnel Jocelyn Parent, fondateur de la troupe de danse Reel & Macadam qui prépare activement un spectacle prévu les 23 et 24 mai prochains au théâtre Centaure dans le Vieux Montréal. Cette rencontre en étonnera peut-être certains. Depuis 1999 je me suis surtout intéressé à la chanson et à la musique traditionnelles québécoises. Le fait que j’anime à la radio n’est pas étranger à cela. Y a autre chose. Je n’aime pas danser. J’ai pourtant suivi des cours de ballet jazz alors que j’avais 6 et 7 ans. Hélas, ça m’ennuyait. Mais quand t’es le seul p’tit gars de la classe, que t’as l’attention de toutes les filles et que tu ignores encore que t’es un piètre danseur… puis arrive un jour où ton père convainc ta mère d’inscrire fiston au hockey, une délivrance. Par contre, il m’arrive de voir des spectacles de danse avec grand intérêt.

L’idée de le rencontrer me vient de Caroline Tardif, flûtiste de La Grande Virée, à qui je disais que je cherchais un sujet d’article à écrire pour le prochain numéro du magazine Québec Folklore. Elle m’a dit que le numéro du mois de mai serait consacré à la danse traditionnelle et qu’il serait tout indiqué d’écrire une page sur une troupe de danse. Why not ? Quelqu’un m’a suggéré de rencontrer Jocelyn Parent co-fondateur de l’ensemble montréalais Reel & Macadam. Un gars P-A-S-S-I-O-N-N-É par la danse traditionnelle. Son goût pour cette danse remonte à sa tendre enfance. Il m’a raconté qu’un jour il revenait de l’école (il avait 5 ou 6 ans) et présenta un formulaire d’inscription à sa mère sur lequel il était expliqué qu’une activité de danse traditionnelle était proposée aux enfants de l’école. Il voulait danser. Quelques années plus tard, dans les années 70, ses parents vont fonder Les P’tits Pas Jacadiens, une troupe de St-Jacques-de-Montcalm encore bien vivante. À 17 ans il se joint à la troupe de danse Les Sortilèges, à 20 ans il suit des cours de ballets à l’école de danse supérieure, à 22 il fait de la danse moderne, à 23 du tango et du flamenco… Au milieu de la vingtaine il recommence la danse tarditionnelle pour ne plus jamais s’en détacher.

Pour en revenir à Reel et Macadam, c’est un ensemble qui réunit une quinzaine de danseurs dans la jeune trentaine. C’est peu si l’on compare avec les autres qui accueillent souvent plusieurs groupes d’âge mais Jocelyn souhaitait une structure légère (certains ensembles folkloriques compte plus d'une centaine de danseurs). Chose intéressante, Jocelyn m’a expliqué que comme en musique il y a un courant néo-trad qui a gagné le milieu de la danse. Si de nombreuses troupes l’ont adopté R&M s’emploie plutôt à respecter l’esprit de la tradition en dansant sur de la musique véritablement traditionnelle et en le faisant avec des chorégraphies, des pas, des figures qui le sont tout autant. Cet esthétisme a d’abord été choisi pour que l’ensemble se distingue des autres et parce que Jocelyn à sa façon aime se faire gardien de la tradition.

4@5 du mercredi 19 mars 2008

Tonus : La fille du vigneron / Bébert Orchestra
Les coucous / Les Charbonniers de l’enfer
Les filles de Larochelle / Luc Laroche
L’oranger / Tu m’en diras tant
Bonanza / La Volée d’Castors
La fille du roi des rois / La Galvaude
Son joli petit panier / Les Frères Pellerin
Les 3 poules / Baqqus
Les petites oreilles / Les Cousins Branchaud
Choix du public : Le 25 d’avril / Gilles Cantin
Pourquoi donc faire des pas / De qui ? Vous pouvez m’aider ?

mercredi 19 mars 2008

Fabien Moulin attend sa planche


Les souliers de Fabien



Une planche faite au Québec

Il y a quelques mois Fabien Moulin, un fervent amateur de musique traditionnelle m’écrivait un courriel que je me suis gardé de foutre à la corbeille et dans lequel il me faisait part de ses projets et dans lequel il me posait également quelques questions relatives à la podorythmie. Je vous ai dit mille fois que ses interrogations podorythmiques ont semé chez moi un certain éveil à propos de cette pratique que l’on sous estime trop souvent. Si vous vous rappelez bien, durant toute la série TJB de l’automne dernier je prenais soin de présenter le podorythmeur des formations et leur adressais quelques questions. Récemment ce même Fabien m’envoyait une photo de SA planche et de ses souliers que vous avez le bonheur d’admirer. Sans le lui avoir demandé je retranscris ici quelques extraits de courriels qu’il m’a écrit.

4 septembre 2007

Bonjour Marc-Hugo,

Musicien amateur, je suis à la recherche de quelques tuyaux techniques. Jejoue quelques morceaux à la mandoline et à la guitare avec un ami. J’envisagede me «construire» une planche pour taper du pied. Ici en Normandie c’estquasiment inconnu ! Je peine donc à glaner des informations à ce sujet. Heureusement que Manu SAVINELLI (recemment cité à votre émission) mefile quelques idées mais ça reste tout de même un peu vague. Même en scrutant minutieusement des vidéos sur le net je ne trouve pas de réponse. Je me tournedonc vers le pays des spécialistes !

Quel bois dois-je me procurer pour la planche ? Quelles chaussures dois-jechoisir : avec fers, sans fer, avec des semelles en cuir ou non ?
Autre chose. Le micro. Lequel choisir pour obtenir un bon son ?Autant de questions qui restent sans réponse. Le sonde Michel BORDELEAU (que j’ai eu l’occasion de voir il y a sept ou huit ansen France avec La Bottine Souriante) est à mon sens le summum. Je ne pensepas en arriver là dans les semaines à venir mais avec quelques bons conseilsje garde espoir de sortir un son sympathique!

Compte tenu de vos nombreuses rencontres, peut-être pouvez-vous merenseigner précisément sur le sujet. Vous êtes mon dernier recours ! Je vous remercie de votre attention et de l’intérêt que vous porterez, je l’espère, à répondre à ce courriel. S’il vous plait, continuez de nous fairerêver par l’intermédiaire d’Internet. Encore bravo!

Bien cordialement.
Fabien MOULIN, Caen (14), France

17 mars 2008

De mon côté ça prend forme. Je suis en contact par mails avec Fred Bourgeois de la Volée d’Castors, depuis plusieurs mois. Ma planche est terminée de l'autre côté del'Atlantique. Ne reste plus que la livraison. Il me filmera des cours depodorythmie. Dans un p'tit mois je pense pouvoir tester tout ça et suivremes premiers cours de perfectionnement. C'est génial! Pour les souliers,j'ai opté pour un professionnel dans ce secteur.
Un gars sur Paris qui va metrouver une paire presque neuve sous lesquels je planterai des punaises.Pour le micro après de multiples tests ce sera un pick-up de guitare et unecellule AKG (le matériel attend déjà sur le bureau)+ un préampli Fishman. Le siège Gibraltar est arrivé aussi.
Je suis impatient d’essayer tout ça. Pour le moment on répète dans le grenier chez un pote guitariste pour lafête de la musique le 21 juin. Ce n'est pas toujours très juste mais on sefait plaisir !
Je te recause de mon instrument dès que je le reçois. C’est toujours sympa de lire un nouvelle page chaque jour au réveil et d’écouter les émissions.

Bonne continuation.
Fabien

4@5 du mardi 18 mars 2008

Tonus : Pu d’argent / De Temps Antan
Le reel du rocket Richard / Gabriel Labbé
Doublé cré mardi : Le curé Benjamin / Mauvais Sort
Le curé Benjamin / La Grande Virée
La vieille boîteuse / Le Grand Remous
L’éreinté / Daniel et Louis-Simon Lemieux
Le voyage de Basile / La Bottine Souriante
Le tic tac du moulin / Genticorum
Mamie j’ai fait un rêve / Vishten
Choix du public : J’ai fait une maîtresse / La Bottine Souriante
Le Grand Pit / Le Vent du Nord

lundi 17 mars 2008

Gabriel Labbé nous a quitté

Triste nouvelle. Dimanche Serge Lessard un amateur de musique traditionnelle m’a appris par courriel que le folkloriste Gabriel Labbé venait de trépasser. M. Marcel Ducharme m’avait parlé de lui quelques fois. Je me souviens que Marcel m’ait prêté un livre traçant le portrait de musiciens traditionnels que Gabriel a écrit il y a plusieurs années. Avant que vous ne lisiez le texte de Jean-Christophe Laurence que l’on trouve sur cyberpresse je vous informe que l’an dernier Louise de Grosbois a réalisé un film nous le présentant. Vous l’avez peut-être vu dans le cadre de La Grande Rencontre à Montréal.


Gabriel Labbé : un flambeau s'éteint

Jean-Christophe Laurence
La Presse
Le monde du «trad» a perdu un de ses monuments. L'harmoniciste et folkloriste Gabriel Labbé est mort dans la nuit de jeudi d'une insuffisance pulmonaire, à l'âge de 69 ans. Il laisse dans le deuil tous les «gigueux» du Québec, ainsi que sa femme Thérèse et son fils Richard, notre collègue à La Presse.

Ce n'est pas seulement un homme qui s'éteint, mais un flambeau de la musique traditionnelle québécoise. Bien que méconnu du grand public, Gabriel Labbé était une figure notoire dans le milieu traditionnel. Car sans lui, c'est tout un pan de notre culture qui serait aujourd'hui oublié. Son inlassable travail d'archivage, mené humblement, en solitaire et en passionné, sur une période de 40 ans, a fait de lui un incontournable de l'ethnologie québécoise, au même titre que Marius Barbeau, Luc Lacourcière ou Zotique l'Espérance.

Né en 1938 à Rimouski, Gabriel Labbé a commencé sa quête en jouant de l'harmonica. Son but, disait-il, était de faire renaître la beauté du «ruine-babine», un instrument qu'il jugeait négligé.
Déménagé à Montréal au milieu des années 60, il a élargi ses activités en se tournant vers la collecte de vieux 78 tours, enregistrés par des musiciens du début du siècle. Ce travail le conduira à écrire deux ouvrages (Les pionniers du disque folklorique québécois et Musiciens traditionnels du Québec) qui demeurent des références dans le domaine.

À la fin des années 70, M. Labbé collabore à cinq disques de la mythique étiquette américaine Folkways, en concoctant des compilations de pionniers du folklore (Joseph Allard, Alfred Montmarquette, Théodore Duguay) ou en enregistrant ses propres compositions à l'harmonica. Longtemps introuvables, ces albums ont tous été réédités à l'automne, à la plus grande joie du folkloriste, qui voyait ainsi son travail numériquement ressuscité.

Artistiquement, M. Labbé restait très attaché à la musique traditionnelle pure, voire «roots», s'avouant peu intéressé par les groupes actuels, auxquels il reprochait de négliger la sensibilité et l'intériorité. Pour lui, le trad était beaucoup plus qu'une simple musique de party. Toute sa vie, il a voulu nous faire comprendre que c'était aussi «de la belle et grande musique».

Le Fonds Gabriel Labbé - qui inclut plus de 2000 manuscrits ou enregistrements - est aujourd'hui consigné à la Bibliothèque nationale à Ottawa.

4@5 du lundi 17 mars 2008

Tonus : Le ruban vert / Les Cousins Branchaud
L’Irlandais / La Famille Cantin
Le beau jeune homme / Légende
La belle rose du printemps / Hommage aux Aînés
Le ragoût irlandais / La Grande Débâcle
Le curé de St-Denis / Grav’Ô Portes
Dans un bois sombre / Les Frères Beaudry
Vole, mon amant vole / La Famille Billette
Sur la rivière / Les Campagnards
Choix du public : Marcoux Labonté / Claude Lafrance
Les souliers / Mythes & Légendes

samedi 15 mars 2008

Qu'importe la planche ?

Dans la plus récente édition du magazine Québec-Folklore, publié par l'AQLF (association québécoise des loisirs folkloriques, il est question de sonorisation, élément fondamental à tout spectacle ou enregistrement. L’article a été écrit par Dominic Lampron sonorisateur professionnel chez GRM-Drummondville qui nous raconte qu’au fil des ans il s’est spécialisé en sono live et que depuis quelques années il travaille régulièrement avec des groupes traditionnels dont les Tireux d’Roches. Dès les premières lignes Dominic nous explique qu’il y a 2 facteurs contre lesquels un sonorisateur ne peut faire grand chose sinon en tirer le meilleur partie : le lieu (église, salle de spectacle, bar, arena,…) et le groupe. À ce propos de ce deuxième facteur je paraphraserai le sonorisateur-bassman Stéphane Arsenault que je me souviens avoir entendu répondre à Nicolas Bellemare qui lui demandait comment améliorer la sonorisation de la série TJB : Shit in, shit out (garbage in, garbage out). Le travail du sonorisateur, plus que d’autres, est souvent ingrat. Je le compare à celui d’un arbitre au hockey. Si tout sonne bien on ne pense pas à lui donner du crédit alors que si le son est mauvais on ne manque pas de pester contre lui.

Cet article est le premier d’une série portant sur la sonorisation. Le sujet qu’il aborde dans ce numéro est la podorythmie. Peut-être vous rappelez-vous que durant la plus récente série TJB il en a été question presque tous les soirs. L’idée d’en parler m’est venue de Fabien Moulin, un internaute français amateur de musique traditionnelle québécoise, qui m’avait demandé sur quel type de planche Michel Bordeleau frappait et avec quel micro était-il souhaitable de faire la prise de son. Dominic Lampron se trouve à répondre à ces questions en expliquant d’abord que les planches de K3 et de MDF sont selon lui les plus indiquées pour la podorythmie. Détail intéressant, il suggère 2 planches plutôt qu’une de façon à créer une chambre d’air donnant ainsi plus de profondeur au son. Aussi, écrit-il, en espaçant ces 2 planches d’un coussinet de mousse du genre anti-dérapant pour nappe de cuisine (en vente chez Canadian Tire), on augmente le volume de cette chambre d’air ce qui a comme effet d’accentuer les basses. Autre recommandation, jamais de clous, de vis ou même de colle. Pour unir les planches il suggère d’appliquer du « gaffer tape » sur 3 côtés : à gauche, à droite et devant. En laissant l’arrière ajouré cela permet à l’air de s’échapper. Quant aux dimension de la planche Dominic écrit qu’elle doit faire 36 à 40 pouces de longueur et 24 à 28 pouces de largeur de sorte qu’elle soit assez grande pour que le podorythmeur puisse bouger à son aise et qu’un micro puisse y être placé. Il termine sa chronique en proposant différentes sortes de micro notamment le C-Ducer et explique l’usage que l’on peut en faire. Dans le prochain numéro du magazine il sera question des instruments acoustiques (violon, violoncelle, accordéon, bouzouki, banjo, mandoline et guitare).

4@5 du vendredi 14 mars 2008

Tonus : Allons, vidons / Les Charbonniers de l’enfer
Le lac en cœur / Les Campagnards
Le reel à Gibert Jalbert et Berguerville / Grav’Ô Portes
Rosilda / Le Rêve du Diable
Le coup de ma bouteille / La Ratoureuse
La Veillée chez Poirier / Le Vent du Nord
Joli cœur / Vishten
La télévision / La Famille Cantin
Le petit soldat / Les Frères Beaudry
M’en revenant de la Vendée / Bernard Simard
Choix du public : Voici le mois de mai / Hommage aux Aînés
Sur ces terres labourés / Les Frères Brunet

vendredi 14 mars 2008

Un air de famille


Alain et son père Maurice l'été dernier chez Serge Mathon.

Alain Billette m’a remis une copie de l’album réalisé par La Famille Billette, un air de famille. Jamais la famille n’en avait produit un, c’est le premier. Par cet album La Famille Billette voulait souligner le quarantième anniversaire de mariage de Maurice Billette et de Lise Benoît. Dans le livret de l’album y trouve un beau texte nous présentant La Famille Billette que je retranscrirai plus bas et qui trace portrait complet de l’ensemble. Quant à l’album, il regorge de violon. Les gens friands de cet instrument vont se régaler. Je souligne que l’album fait une plus large place à la musique qu’à la chanson (14 extraits parmi lesquels il y a 2 chansons). La famille a choisi de l’ enregistrer au studio du chemin 4 à Notre-Dame-des-Prairies. C’est donc bien enregistré, la producion est soignée. L’interprétation des pièces est bonne de la première à la dernière, rien ne retrousse. D’ailleurs chez les Billette y a une éthique de jeu qui ne tolère pas l’à peu près. Par contre cela ne l’empêche pas d’allier swing et netteté quant elle joue un reel (ça joue drette). Il ne faut pas imaginer que cette production aligne reel sur reel. On entend que les Billette se sont souciés qu’il y ait de la variété. Y a donc des reels mais aussi des gigues, des valses et 2 très belles chansons dont l’une est interprétée avec brio par Maurice. L’album est disponible à l’AQLF. http://www.quebecfolklore.qc.ca Bravo à Louise Lachance-Legault à qui l'on a confié l'illustration sur l'album. Un portrait de famille fait avec beaucoup de goût. Encore bravo !

De génération en génération

Né à Huntingdon en 1943de parents cultivateurs, Maurice Billette commence à jouer du violon à l’âge de 10 ans en empruntant le violon de son père. Il apprend « par oreille » en regardant son père jouer mais surtout en écoutant des disques. Il joue du violon et interprète même quelques chansons à répondre dans les veillées des environs. Ce n’est qu’adulte que Maurice se procure son propre instrument.

Il épouse Lise Benoît en 1967 et ils s’installent tous deux à Ste-Barbe pour fonder famille. Naît bientôt Alain en 1970, puis François en 1972 et enfin la petite Martine en 1978.

Alain commence à jouer du violon à l’âge de dix ans sous les bons conseils de Maurice. Deux ans plus tard il débute une formation musicale classique de même que son frère François alors âgé de 10 ans, à l’école de musique Jésus-Marie à Valleyfield.

Quant à Martine, elle débute la gigue à l’âge de quatre ans. Alain et Maurice la suive à ses leçons hebdomadaires. C’est à partir de ce moment que la famille intègre la gigue à ses prestations publiques. À l’âge de 7 ans Martine apprend le piano ce qui l’amènera à ensuite à accompagner son père et ses frères. Dès cette époque, tous les membres de la famille participent activement aux activités folkloriques régionales et provinciales.

Maurice profite maintenant de sa retraite avec sa douce Lise, Alain est directeur général de l’AQLF et a épousé Sophie Robitaille (flûtiste, chef de chœur et enseignante en musique), François est programmeur-analyste marié à Josée Girouard et Martine est musicothérapeute auprès des aînés et des personnes handicapées. Elle et son conjoint André Brunet, violoneux professionnel, forment un beau duo.

Tout ce beau monde se rassemble régulièrement pour des repas familiaux où chacun apporte son instrument pour un petit « jam » après le dîner ou à l’occasion sur scène lors d’événements spéciaux. Les petits enfants de Lise et Maurice ont donc le folklore dans l’oreille depuis leur naissance et malgré leur jeune âge, ils savent déjà exprimer leurs préférences musicales.


Un dernier mot

Si ce vendredi vous n’avez encore rien prévu pour la soirée je vous informe que Mathieu Lacas et Sébastien Parent, 2 membres de la Volée d’Castors, donnent un show à Joliette à l’Interlude.

4@5 du jeudi 13 mars 2008

Tonus : Ça r’tourne, ça r’vire / Grav’Ô Portes
Ross’s Reel / La Famille Billette
Complainte du jeudi : Le long de la rivière / Belzébuth
Une chanson que je n’ai pas reconnue.
Le chant de pois / Les Tireux d’Roches
Trois jolies filles / Les Cousins Branchaud
La renverse / Baqqhus
En revenant de St-André / La Tuque Bleue
Le petit cordonnier-Le reel du baobab / Vent Arrière
Pour se marier / Galant, tu perds ton temps
Choix du public : Marguerite / Norouet
Allons y donc s’y promener / Légende

jeudi 13 mars 2008

2 autres bières

Il est écrit sur le site des Petits Pas Jacadiens qu’ils tiennent un souper spaghetti à la salle municipale de St-Liguori pour financer leur école de danse. Y a pas que des pâtes. Un spectacle d’Hommage aux Aînés est également prévu. 22 $ pour le souper-spectacle (14 $ pour les enfants). Si vous levez le nez sur le spag il n’en coûte que 15 $ pour le spectacle prévu à 20h30.
J’ai aussi lu que les profits amassés au bar vont aider l’Unité de Spectacles à défrayer les coûts d’une tournée en France l’été prochain. (la modération a meilleur goût mais l’abus a ses vertus). C’est pour la cause minou, v’là les clefs, 2 autres bières Monsieur ! Réservation au 450-839-7527 et 450-839-6739


St-Tite, pas que country

Vous ai-je déjà parlé d’ à la fût www.alafut.com , un ancien magasin général de St-Tite que 4 jeunes ont transformé en microbrasserie ? Je n’y ai pas encore été mais le président de l’AQLF, Serge Mathon m’en a dit le plus grand bien. Et pour cause. Non seulement l’endroit est charmant mais il se trouve que les propriétaires ont décidé d’y tenir des événements folkloriques régulièrement. Voyez un peu. Ce samedi Les Tireux d’Roches sont en spectacle (6 gars qui ont le sens du spectacle). Les Langues Fouchues, La Famille Cantin et La Grande Virée sont aussi inscrits sur leur calendrier de spectacles ce printemps. Notez qu’un jam a lieu le premier jeudi du mois et qu’une danse animée par Marcel Poirier s’y tient le dernier dimanche de chaque mois.


10 piasses !

J’entendais Nicolas hier raconté que le 17 avril Hommage aux Aînés, Mythes & Légendes et Belzébuth allait se produire à la Salle des Chevaliers de Colomb de St-Félix-de-Valois pour le bénéfice de l’Association générale des insuffisants rénaux (AGIR). Ce qui étonne c’est le prix des billets : 10 $ pour entendre ces 3 formations lanaudoises. Vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’il n’y a plus de billets. Je soupçonne que les organisateurs ont largement sous estimé le pouvoir d’attraction de ces 3 groupes. 20 piasses eut été un prix raisonnable compte tenu de la cause pour laquelle l’argent est versé. By the way, Yves Lambert est porte-parole de l’événement.

4@5 du mercredi 12 mars 2008

Tonus : Ti get up Charlie / Le Bébert Orchestra
Josette / Chant de l’Aïeul
La ram dou dou / Hommage aux Aînés
Le grain de mil / La Baratte à beurre
Sur la rivière / Les Campagnards
Le reel du forgeron / La Bottine Souriante
Cogne la cogne / Arc en son
Intrinifor / De Temps Antan
Choix du public : Pauvre Ti-guidou / Mythes & Légendes
Lundi, mardi jours de mai / Les Charbonniers de l’enfer