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mercredi 30 janvier 2008

Pis ? Vous l'avez regardée ?

Peut-être l’avez-vous regardé ? Je parle de la plus récente émission de 5 sur 5 présentée à Radio-Canada ou RDI, toujours disponible sur le site de Radio-Canada. Il y était question de la musique traditionnelle d’aujourd’hui. Les gens qui connaissent la musique traditionnelle contemporaine n’ont probablement pas appris grand chose et les gens qui en ignorent tout ont au moins retenu qu’elle existe et qu’elle se porte bien.

Tanya, télespectatrice à l’origine de cette émission (c’est elle qui, devant la caméra, demande d’où vient cet engouement pour la nouvelle musique traditionnelle) avec la complicité de la journaliste Nancy Desjardins, questionnent différentes personnes de la scène traditionnelle ou d’autres qui s’y intéressent.

Le premier qu’elles rencontrent à l’émission est le chanteur et violoneux Alain François. Il explique que ce n’est pas un véritable artiste traditionnel car il compose et écrit ses chansons. Il estime que c’est du néo-trad. Lorsqu’on lui demande pourquoi il y a un tel engouement pour la musique traditionnelle chez les jeunes il répond que les jeunes en entendent davantage. L’envahissante musique américaine et étrangère encourage les jeunes à se tourner vers cette musique pour des raisons identitaires.

Je suis le deuxième. Elles voulaient entendre quelques extraits de musique traditionnelle. J’en ai fait jouer une dizaine, en raison du temps alloué à l’émission 3 seulement ont été retenus. Je leur dit que Mes Aïeux a certainement contribué à la popularité de la musique trad (j’ai dû vous le dire 50 fois déjà).

Michel Faubert est également interviewé. Il explique entre autres choses qu’au Québec lorsqu’il a commencé il y avait des gens qui détestaient ça et d’autres qui en mangeaient jour et nuit. Il y avait une forme de polarisation. Il a raconté que les gens, qui comme lui jouaient de la musique traditionnelle, pouvaient souffrir de paranoïa « Tu joues du violon Michel ? Et ce dernier de répondre. Ouin, quossé tu veux dire ?. » Aujourd’hui on sent peut-être moins d’hostilité à l’égard du trad. Il termine son entretien en disant avec beaucoup d’à propos que l’on annonce depuis des décennies la mort et la disparition de cette musique, qu’elle surgit toujours alors qu’au fond ce n’est pas le cas elle vit toujours.

Elles ont aussi rencontré un responsable du Bar Vice & Versa qui tient des jams tous les mardis, initié par le violoneux Pascal Gemme et le guitariste Yann Falquet. Le bar est situé sur St-Laurent au coin de Beaubien (pas loin). Il explique aux filles qu’il s’est rendu compte qu’il y avait une bonne communauté de musiciens qui pratiquent la musique traditionnelle à Montréal. M. et Mme Tout le monde peut apporter son instrument et se greffer à ceux qui jament pour peu qu’il ou qu’elle sache jouer.

Gilles Garant, folkloriste et président fondateur de La Grande Rencontre était au Vice & Versa. Tanya lui a demandé comment il considère le trad d’aujourd’hui. Selon Gilles, « le trad d’aujourd’hui est à la mesure de toute une génération qu’il l’a repris. Les jeunes sont allés à l’école et sont mieux formés musicalement. On retrouve des jazzman, des bluesman, tous des gens qui choisissent de revenir aux sources. Ces jeunes s’inspirent de la tradition pour la mettre en continuité dans un courant musical, la musique du monde. »

J’ai beaucoup écrit. Vous auriez mieux fait de le regarder.

mercredi 9 janvier 2008

Un reportage télé sur le trad à la SRC

J’étais à CIBL dès midi 30 pour accueillir l’équipe de 5 sur 5 (émission télé de Radio-Canada) que j’attendais à 14h00 (je vous en ai glissé un mot hier). J’étais nerveux. Je n’ai jamais regardé l’émission, je ne savais trop à quoi m’attendre. Je croyais que je devais m’adresser à la caméra et répondre à la question qu’avait posé une téléspectatrice, Tanya. La journaliste Nancy Desjardins m’avait demandé par courriel si je savais distinguer le trad du néo-trad et m’avait également demandé de présenter quelques extraits musicaux illustrant différents styles de trad. Well…

Dans un studio de production de CIBL on a m’a fait assoire derrière la console. La journaliste était assise en face de moi et Tanya à ma gauche. Plutôt que de m’adresser à la caméra le réalisateur nous a demandé d’échanger. Une série de questions avait été préparée par Tanya. J’ai répondu du mieux que je pouvais. J’ai bien dû dire quelques sottises mais dans l’ensemble je ne m’en suis pas trop mal tiré (on verra bien). L’entretien a duré environ 60 minutes. Après le montage restera-t-il 5 minutes ? Peut-être pas.

Je félicite Nancy Desjardins qui avait fait ses devoirs (je me souviens avoir accordé des entrevues à des journalistes qui n’était pas préparé du tout et qui en savait autant sur le trad que moi sur la comptabilité chinoise au Vème av Jésus Christ). Non seulement a-t-elle une bonne connaissance de la musique traditionnelle, mais elle su détendre l’atmosphère et su diriger l’entretien. Une pro, bravo !

Je souligne que je ne suis pas le seul qui interviendra à l’émission (par chance). D’autres personnes de la scène traditionnelle participent à cette émission consacrée au trad. On m’a dit que le chanteur Alain François avait aussi été interviewé. Eh ben ! Je suis impatient de voir le reportage. Je vous dirai quand sera diffusée l’émission (probablement à la fin du mois).


Deux mois plus tard

Ce soir je retournais à CIBL après 8 semaines d’absence (mes émissions étaient préenregistrées à CFNJ et montées par le brave Nicolas). Dans cette première émission de l’année j’ai présenté quelques pièces de néo-trad. Du techno-trad, du punk trad, du reggea-trad… Vous pouvez bien sûr la télécharger en cliquant sous ma photo sur tape la galette. Vous entendrez une version inoubliable de la poule à Colin.